Quand ça va bien...

Publié le par le furet des flandres

   Bon quand quelquechose ne va pas il faut le dire, mais quand ça va bien, il faut le dire aussi! Donc j'écris ce petit article détaillant ce qu'a finalement fort bien résumé notre furet des Flandres.

    Après deux mois de conditions météorologiques dantesques, la malédiction de 4 cantons a bien failli de nouveau frapper! Alors que le ciel et le thermomètre s'étaient enfin tenus tranquilles ces derniers jours, cette journée commença par un mercure affichant -5°C et un décor digne de la Laponie... Villeneuve d'Ascq bénéficie décidément d'un micro-climat peu sympathique. Mais cette fois-ci s'en était trop et le soleil chauffa aussi fort qu'il pût pour finalement faire disparaître le tapis blanc et permettre au stadier d'un jour (de grève) de tracer les contours blancs (mais pas de neige ceux-là) de l'arène.

    C'est bien d'arène qu'il s'agissait tant ce match ressemblait à la mise à mort programmée de l'ogre centralilien. Tant d'années où ces derniers dominaient leur sujet, terminaient invaincus et donc qualifiés pour les inter-régions. Oui mais voilà cette saison les jaunes et noirs ont déjà chuté une fois et sont au pied du mur. Ils leur faut non seulement s'imposer contre une équipe de l'Edhec invaincue mais aussi le faire par 7 points ou plus.

    Les mots échangés dans les vestiaires vont rapidement se matérialiser en actes dès les premières minutes de jeu. Après un jeu au pied mal négocié des commerciaux, les Michels remettent la pression par une chandelle qui retombe à l'entrée des 22m. Dessous le numéro 8 edhecien assure parfaitement la réception et transmet à son ouvreur mais ce dernier se heurte à un rideau jaune et noir. Le contre est inévitable et c'est Yann qui récupère le ballon pour marquer en coin après une belle course diagonale (5-0). On ne pouvait pas espérer meilleure entame.

    Mais ce n'est pas sans raison si l'Edhec était invaincue avant ce match. Dès leur première incursion dans le camp des ingénieurs, ils obtiennent une pénalité à 40m en face des poteaux que l'ouvreur convertit justifiant ainsi sa réputation de métronome (5-3). On ne le sait pas encore mais ces dix premières minutes sont en fait la parfaite copie de la suite de la rencontre: une équipe centralilienne très joueuse et dangereuse et une équipe édhecienne capable de marquer sur les seules fautes de leurs adversaires.

   Les Michels reprennent alors de plus belles leurs attaques et multiplient les enchaînements. Après plusieurs temps de jeu dynamiques, la balle arrive dans les mains de Manu Bonnin (excellent sur chacune de ses interventions) qui crochette à l'intérieur pour fixer trois joueurs adverses. Le soutien arrive très rapidement, le déblayage par des 3/4 (c'est à noter) est efficace et le ballon ressort immédiatement pour un bloc d'avants intelligemment (c'est à noter aussi :)) replacés. JB fixe alors pour lancer Polo dans un intervalle à 5m de la ligne edhecienne. L'essai est imparable. La transformation légèrement à gauche des poteaux est réussie par Ramirez (12-3).

    On joue depuis trente minutes environ et les Michels ne font que très peu de fautes, alternant efficacement le jeu entre des avant dominateurs et des arrières adroits et inspirés. Sur la grande majorité des rucks les jaunes et noirs solidaires font souffrir leurs adversaires et on sent que la différence peut être faite derrière à n'importe quel moment. Ce moment arrive après, une fois de plus, un très beau mouvement collectif. Sur une attaque au large, John hérite du ballon sur son aile droite à 15 m de l'en-but. Une accélération et un raffut plus tard il déborde son vis-à-vis pour s'écrouler dans l'angle de l'en-but (17-3). Malgré la transformation qui heurte le poteau gauche, cet essai récompense la très bonne première demi-heure des centraliliens.

    Le dernier quart d'heure de la première période est beaucoup plus poussif. Mais les réceptions impécables ainsi que la grosse pression défensive notamment de Ramirez suffit à garder le score intacte jusqu'à la mi-temps.

    Le début de seconde mi-temps est à l'image de la fin de la première. Les commerciaux sûrement remontés par leur coach à la pause reviennent sur le terrain avec beaucoup plus d'envie au contraire des centraliens qui s'endorment sur le confortable matelas de points acquis jusqu'ici. Les impacts sont maintenants clairement rouges et noirs et les ingénieurs ne sortent plus de leur camp. Ils frôlent même la catastrophe lorsqu'à l'issue d'une touche jouée rapidement à 25m de leur ligne, William (dit Oui-Oui et qui fût très bon part ailleurs) attrappe le ballon et, malgré les "GARDE" hurlés par ses coéquipiers, balance l'ogive d'une passe très hasardeuse qui ne trouve pas preneur. Les commerciaux poursuivent au pied et c'est en catastrophe que Cheche, arrière novice pas encore monté dans l'avion singaporien, sauve son camp en aplatissant dans l'en-but. Ce quart d'heure de domination des commerciaux ne se soldera finalement que par une simple pénalité de leur ouvreur (17-6).

    Ce même Cheche a décidément bien fait de se rappeler ses anciens amours rugbystiques ce jeudi après-midi. Après avoir entamé son match par un splendide en-avant sur sa première réception, c'est lui qui va définitivement mettre fin au suspens. Une nouvelle fois sur une belle action centralienne où une dizaine de joueurs auront touché le ballon, les Michels sont arrêtés à 5m de la ligne adverse côté droit. Ils renversent alors le jeu d'une longue passe puis le ballon arrive à Cheche à 15 m de la ligne qui négocie parfaitement le 3 contre 1 en rentrant sa course et en allant planter l'essai quasiment au pied des poteaux. Avec la transformation de Vincent (Ramouz ayant le nez en sang preuve de l'âpreté du combat) la messe est dite (24-6).

    Les dernières minutes sont encore dominées par les Michels qui manquent quelques belles occasions de marquer. Ils vont tout de même finir le match en beauté. Un premier essai est injustement refusé au demi de mêlée jaune et noir l'arbitre ne voyant pas le ballon et n'ayant pas la vidéo... Mêlée à suivre à 5 m de la ligne adverse.  Sur une combinaison travaillait à l'entraînement le mardi même, le numéro 9 marque finalement l'essai après une sortie de balle de son numéro 8 Julien. 29-6, l'arbitre ( très cohérent d'ailleurs bien que seulement CUA) siffle la fin du match. Très belle victoire des Michels qui ont su vaincre une équipe de l'edhec courageuse pour ce qui est pour l'instant leur meilleur match de la saison. Pourvu que ça dure!

   C'est une bien belle journée de rugby qui s'achève et le gel a laissé la place à la douceur d'un magnifique coucher de soleil. Les Michels sont bien redevenus les Michels. Un petit Michel pourra alors s'envoler au pays des kangourous les yeux qui brillent et la tête encore plein de souvenirs de ce bel après-midi. Quand je lui ai demandé dans les vestiaires "Tu ne chantes pas?" il m'a répondu "Je profite"... Profitons alors de ces moments qui nous restent à passer ensemble.

    Michêlement,

Vincent

  
  
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Publié dans News

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B
Salut je serai surement devant toi au classement des bogoss mais je t invite quand meme sur b-goss.com
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L
un vrai demi de mêlée capable de jouer et de faire l'article fidèlement et surtout précisément dans le temps.
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